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L'assemblée générale 2021 de l'ASHSM a eu lieu le samedi 18 septembre 2021 à Porrentruy, dans la salle du Lycée cantonal du Jura. Pour la première fois depuis deux ans, elle s'est déroulée en présentiel.

L’«Affaire des colonels» nous ramène à un épisode bref mais intense de notre histoire politico-militaire, durant la Première guerre mondiale : deux hauts gradés de l’armée furent accusés et condamnés pour avoir transmis des informations aux Puissances centrales, violant par-là la neutralité de la Suisse et avivant des tensions internes entre Romands et Alémaniques. Le brigadier Fritz Stoeckli, bien au fait des processus d’état-major, féru d’histoire militaire, précis et factuel comme l’est un scientifique, a su repositionner l’affaire, compiler ce qui a déjà été dit et écrit, et compléter la chose par des éléments d’archives inédits. J’ai eu beaucoup d’intérêt voire de plaisir à lire ce livre, et n’ai pu m’empêcher de faire des extrapolations que la rigueur intellectuelle de Fritz Stoeckli lui avait interdites. Peut-être en ira-t-il de même pour ceux qui s’y plongeront aussi…

… où la reconnaissance, les enseignements et les directives se mêlent à une dose de patriotisme et à un brin de paternalisme !

Rudolf Jaun, professeur émérite d'histoire moderne et d'histoire militaire à la Faculté de philosophie de l'Université de Zurich et chef du département d'histoire militaire de l'Académie militaire de l'ETH Zurich jusqu'en 2012, comble une lacune avec son "Histoire de l'armée suisse du 17e siècle à nos jours". Ce livre, brillamment écrit et soigneusement illustré, est le premier compte rendu exhaustif de l'armée du petit État situé au cœur de l'Europe, qui - entouré de grandes puissances - a dû, au fil des siècles, se défendre avec son armée aux ressources humaines et financières limitées contre des menaces réelles mais aussi simplement potentielles.

Les publications de l’ASHSM antérieures à 2010 et à notre série ARES sont épuisées. On peut les trouver en prêt dans certaines bibliothèques, notamment à la Bibliothèque Am Guisanplatz (BiG) à Berne (www.big.admin.ch). Nous envisageons leur numérisation et la mise en ligne ouverte ; mais nous n’avons pas encore de calendrier précis. Vous en trouvez ci-dessous les descriptions, les sommaires et les références. Nous n’avons pas encore de calendrier précis. La liste de ces publications figure ci-dessous. Chaque article donne la description, le sommaires et les références de l'ouvrage

La Suisse compte plus de 800 musées. Une dizaine se consacrent spécifiquement à l'histoire militaire et une quarantaine comprennent des salles d'armes ou des parties réservées à la chose militaire. Bien souvent ces présentations ne traitent pas des périodes après l'Ancien Régime ou après les années 1850. En Suisse, il n’existe pas — faute de décision politique et d'engagement financier de la Confédération — un Musée militaire national, similaire au Musée de l'Armée à Paris ou Bruxelles. Les milieux culturels, tout comme d'ailleurs le monde de l'édition, peinent à considérer l'histoire militaire, partant les musées militaires, comme faisant partie de la culture.


L’Histoire, c’est la relation, l’analyse, la mise en perspective de faits passés. Elle permet aussi – ou pour le moins devrait permettre – d’aider à comprendre le contexte dans lequel évolue le monde présent. Ce contexte est le résultat d’une cascade de faits et d’événements, avec leurs conséquences. Les faits passés qui doivent nous intéresser sont aussi bien ceux d’hier que d’avant-hier ou d’il y a longtemps. Mais ces cascades (comme les chutes d’eau dans la nature) suivent un cours parfois marqué de soubresauts, si ce n’est l’écoulement irrémédiable du temps (respectivement l’effet de la gravité) ; c’est l’étude de ces changements de cours qui est intéressante.

Chez les anciens Grecs, Clio était la Muse de l’histoire ; elle chantait le passé des hommes et des cités, en glorifiant leurs hauts-faits. Cette invocation et cette relation exclusive des hauts-faits se sont longuement prolongées, notamment au XIXème siècle avec la montée des nationalismes puis jusqu’à des époques récentes : ce mélange de faits avérés et d’enluminures presque mythologiques donne une vision orientée, partiale et donc partielle de l’histoire d’un pays. Depuis le XXème siècle, on vise à atteindre une meilleure mise en perspective des faits, dans le contexte de l’époque où ils se sont déroulés ; il en ressort une relativisation des soi-disant exploits, une analyse des influences du contexte et une présentation plus objective des conséquences.

[Source] Cet ouvrage qui vient de paraître est le fruit d’un colloque organisé en 2018 sur le renseignement dans les pays neutres sous l’égide de l’Association Suisse d’Histoire et de Sciences Militaires. Il aborde une question d’actualité particulièrement sensible, celle des pratiques de l’espionnage dans les pays neutres, et plus particulièrement en Suisse.