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[Source] Cet ouvrage qui vient de paraître est le fruit d’un colloque organisé en 2018 sur le renseignement dans les pays neutres sous l’égide de l’Association Suisse d’Histoire et de Sciences Militaires. Il aborde une question d’actualité particulièrement sensible, celle des pratiques de l’espionnage dans les pays neutres, et plus particulièrement en Suisse.

Le 29 novembre 1516, le roi de France, François Ier, et les Suisses concluent une « paix perpétuelle », signée à Fribourg. Les guerres d’Italie sont alors terminées pour les Confédérés qui acquièrent de nouveaux territoires et, en dépit de la défaite de Marignan, renforcent leur réputation militaire. Mais ces guerres ont aussi mis en évidence les profondes divisions et rivalités entre cantons, ainsi que des relations très tendues au sein de la Ligue confédérale. On a craint à plusieurs reprises que les Suisses s’entretuent sur les champs de bataille de Lombardie. Le chemin vers la paix de 1516 est long et laborieux. Les cantons occidentaux, parmi lesquels figurent Fribourg, jouent un rôle important dans le succès final des négociations, entamées avant Marignan, et c’est probablement pour cela que Fribourg fut choisie comme lieu pour conclure officiellement la paix. Cet accord, qui doit être davantage considéré comme un « traité de paix et d’amitié » qu’une véritable « alliance », constitue un moment clé de l’histoire des relations des Suisses entre eux-mêmes, avec la France et avec les puissances européennes.

Le 29 novembre 1516, le roi de France, François Ier, et les Suisses concluent une « paix perpétuelle », signée à Fribourg. Les guerres d’Italie sont alors terminées pour les Confédérés qui acquièrent de nouveaux territoires et, en dépit de la défaite de Marignan, renforcent leur réputation militaire. Mais ces guerres ont aussi mis en évidence les profondes divisions et rivalités entre cantons, ainsi que des relations très tendues au sein de la Ligue confédérale. On a craint à plusieurs reprises que les Suisses s’entretuent sur les champs de bataille de Lombardie. Le chemin vers la paix de 1516 est long et laborieux. Les cantons occidentaux, parmi lesquels figurent Fribourg, jouent un rôle important dans le succès final des négociations, entamées avant Marignan, et c’est probablement pour cela que Fribourg fut choisie comme lieu pour conclure officiellement la paix. Cet accord, qui doit être davantage considéré comme un « traité de paix et d’amitié » qu’une véritable « alliance », constitue un moment clé de l’histoire des relations des Suisses entre eux-mêmes, avec la France et avec les puissances européennes.


Nous avons le plaisir de vous inviter à notre sortie automnale le 14.10.2017 ayant pour objet la visite guidée de l’exposition temporaire à l’Ancien Arsenal de Soleure consacrée aux mercenaires suisses du 17e au 20e siècle : « In allen Herren Länder – eidgenössische Söldner weltweit im Einsatz 17.-20 Jh. ». Informations et inscription dans les pieces jointes.


Es freut uns, Sie am 14.10.2017 zum diesjährigen Herbstausflug einzuladen. Er ist dem Besuch der Sonderausstellung „In allen Herren Länder – Eidgenössische Söldner weltweit im Einsatz, 17.-20. Jh.“ im Alten Zeughaus Solothurn gewidmet. Information und Anmeldungen gemäss beiliegenden Dokumenten.

Im Nachgang zum Fichen-Skandal gerät auch das bis dahin geheime Projekt 26 (P-26) ins Schlaglicht der Medien. Es handelt sich dabei um eine Kaderorganisation zur Vorbereitung des Widerstandes im Besetzungsfall. Als die Organisation 1990 enttarnt und aufgelöst wird, ist sie noch immer im Aufbau und umfasst rund 300 Mitglieder.

La liaison avec les universités et les instituts d'histoire n'étant pas toujorus assurée, nous demandons aux membres de l'ASHSM de nous signaler les mémoires de master et les thèses de doctorat portant sur l'histoire militaire suisse et générale, afin que nous ne laissions pas sur le bord du chemin des travaux intéressants. Envoyez vos informations à notre secrétaire général Julien Grand (courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Rudolf Jaun, professeur émérite d'histoire moderne et d'histoire militaire à la Faculté de philosophie de l'Université de Zurich et chef du département d'histoire militaire de l'Académie militaire de l'ETH Zurich jusqu'en 2012, comble une lacune avec son "Histoire de l'armée suisse du 17e siècle à nos jours". Ce livre, brillamment écrit et soigneusement illustré, est le premier compte rendu exhaustif de l'armée du petit État situé au cœur de l'Europe, qui - entouré de grandes puissances - a dû, au fil des siècles, se défendre avec son armée aux ressources humaines et financières limitées contre des menaces réelles mais aussi simplement potentielles.

Chez les anciens Grecs, Clio était la Muse de l’histoire ; elle chantait le passé des hommes et des cités, en glorifiant leurs hauts-faits. Cette invocation et cette relation exclusive des hauts-faits se sont longuement prolongées, notamment au XIXème siècle avec la montée des nationalismes puis jusqu’à des époques récentes : ce mélange de faits avérés et d’enluminures presque mythologiques donne une vision orientée, partiale et donc partielle de l’histoire d’un pays. Depuis le XXème siècle, on vise à atteindre une meilleure mise en perspective des faits, dans le contexte de l’époque où ils se sont déroulés ; il en ressort une relativisation des soi-disant exploits, une analyse des influences du contexte et une présentation plus objective des conséquences.


L’Histoire, c’est la relation, l’analyse, la mise en perspective de faits passés. Elle permet aussi – ou pour le moins devrait permettre – d’aider à comprendre le contexte dans lequel évolue le monde présent. Ce contexte est le résultat d’une cascade de faits et d’événements, avec leurs conséquences. Les faits passés qui doivent nous intéresser sont aussi bien ceux d’hier que d’avant-hier ou d’il y a longtemps. Mais ces cascades (comme les chutes d’eau dans la nature) suivent un cours parfois marqué de soubresauts, si ce n’est l’écoulement irrémédiable du temps (respectivement l’effet de la gravité) ; c’est l’étude de ces changements de cours qui est intéressante.

La Suisse compte plus de 800 musées. Une dizaine se consacrent spécifiquement à l'histoire militaire et une quarantaine comprennent des salles d'armes ou des parties réservées à la chose militaire. Bien souvent ces présentations ne traitent pas des périodes après l'Ancien Régime ou après les années 1850. En Suisse, il n’existe pas — faute de décision politique et d'engagement financier de la Confédération — un Musée militaire national, similaire au Musée de l'Armée à Paris ou Bruxelles. Les milieux culturels, tout comme d'ailleurs le monde de l'édition, peinent à considérer l'histoire militaire, partant les musées militaires, comme faisant partie de la culture.